Compte rendu de courses

Dimanche 8 mars 2009
J'ai un peu de temps en cette fin de journée, je vous mets donc rapidement mon compte rendu en ligne.
Tout d'abord cette course est magnifique, technique et cassante, un vrai trail quoi!!!
Quelques conseils d'ordre organisationnel:
- il n'y a qu'un parking en haut du village avec barriére puisqu'il est payant (sauf pour les courreurs), il faut donc vraiment arriver tôt avant la ruée. Nous on ne le savait pas et on a donc perdu 15min sur notre échauffement à cause de ça.
- Départ au coeur du village avec une boucle qui descend puis qui monte avant d'attaquer la grosse bosse. L'échauffement est impératif (et un échauffement sérieux), ce que nous n'avons pas fait puisqu'on a perdu du temps pour accéder au parking.

Pour s'éclater sur cette course je pense qu'il faut vraiment être en forme pour enchaîner des ascensions rythmées et des descentes techniques et caillouteuses. Malheureusement ce n'était pas mon cas aujourd'hui!!!

J'avais décidé pour une fois de partir vite juste pour voir, et ben j'ai vu!!!
J'ai vu le coup de moins bien au bout de 1h de course, j'ai vu les cailloux de prés puisque je suis tombé (la premiére fois depuis que je fais du trail), j'ai vu mes genoux me lacher ou presque dans la derniére descente longue de 3 kms, et tout ça pour avoir décidé de partir vite, mais je crois aussi que finalement je n'avais pas encore totalement récupéré de La Piste des Seigneurs.
Pourtant tout avait bien débuté, un départ rapide dans la descente ou j'arrivais à suivre Philippe, une remontée du village toute en douceur pour ne pas trop se cramer puis la 1ere ascension. Quelques minutes pour trouver son rythme et sa place dans le troupeau et c'est parti, et pendant 1h que du bonheur, ascension rapide, relance sur chaque replat, accélération dans les descentes. Au bout de 20min je me retrouve avec la 3éme féminine qui me donne un super tempo (elle a une sacrée allonge sur les replats!!!), puis au bout de 1h je commence à heurter les pierres les 3 premiéres fois ça passe puis je m'afesse de plus en plus jusqu'à le chute au bout de 1h15 sur une magnifique portion descendante en sous bois. Une branche trop basse que j'évite mais je ne regarde plus le sol et Boum à terre. Une roulade et 2 genoux abimés plus loin je ne peu plus courrir sur une portion pourtant roulante.
Il me faudra bien 2kms pour retrouver mon rythme mais avec de grosses douleurs. Petite pause au 1er ravito et le redémarrage est dur. Je fais ce que je peu jusqu'au 2 eme ravito mais le rythme n'y est plus. Chaque côtes est un calvaire car je n'ai plus de jus et chaque descentes ressemble a une grande partie de croche patte en tout genre et en quand je ne perd pas l'équilibre mes genoux grincent.
Au 2 éme ravito je retrouve le président qui se régale à me brancher un peu, mais bon c'est le jeu!!!
Il reste 8 bornes. Une remontée de 1,5 km sur un grand chemin forestier sur laquelle je retrouve un peu de rythme une premiére descente qui me fracasse le genoux et me rappel qu'il y a 2 ans j'avais une tendinite lors du trail du Ventoux, un magnifique chemin sous les falaises avec une remontée sur la fin et enfin la descente finale sur St Guilhem.
Bilan un genoux en vrac, 2h57 alors que j'espérai 2h40 voir moins et des pieds en sang a force de taper les rochers.

Mais j'y retournerai.
Par ben34
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Lundi 23 février 2009
Sentiments mitigés au lendemain de cette course où je ne veué en fait garder que ce passage au milieu de la pile P1 et toute la vue que l'on a eu sur le Viaduc durant les 15 derniers KM.
Commençons par ce qui m'a deçu ou déplu:
- Le parcours qui a des portions gigantesques de bitume notamment dans les 2 premiers tronçons et sur les 3 derniers km. J'ai du mal à imaginer que dans cette  région il n'y ait pas plus de sentiers ou de pistes.
- L'arrivée dans la salle des fêtes de millau. On franchit une porte de secours et on se demande ce que l'on doit faire, continuer à courir ou pas et surtout si on est arrivé ou pas?
- Le plus gros point noir pour moi a été le kilométrage. Quand cette course a été lancée les organisateurs annonçaient 66 kms puis ensuite ils nous ont parlé de raccourci et sont donc descendu à 63,5, puis samedi en regardant le parcours on etait revenu à 66,5 pour au final dimanche matin avoir terminé à 72km. Aujourd'hui les organisateurs disent en gros que tous les GPS sont faux et que seule leur distance calculée avec un compteur sur un vtt est juste.
Je leur rappelerai simplement qu'en dessous d'un certaine vitesse un compteur de vtt ne fonctionne plus et considére que l'on est à l'arrêt et qu'au vue du dernier tronçon le compteur n'a pas du enregistrer beaucoup de km.
Juste pour info Emeric, Philippe et moi avions chacun un GPS, à la fin du 1er tronçon donné pour 18km, j'avais 20,3km affiché, Emeric pareil et Philippe 100m de moins soit en gros une erreur de distance de 10% ce qui fait beaucoup pour un systéme servant à la base à l'armée américaine...

Pour ce qui m'a plu c'est pas difficile:
- Ce dernier tronçon vraiment typé trail avec de bon coup de cul, de belles descentes techniques et surtout ce point de vue magnifique sur le Viaduc.
- Le passage dans la pile P1 qui est un monument en soit.
- Le passage au milieu de ruines romaines et du cloître de Comberomal.
- Le fait de tenir la distance malgré mon peu d'entrainement et le rythme un peu rapide sur lequel on est parti.
- Arriver à suivre Emeric dans les 18 derniers km qui même si il n'était pas à fond m'a permis de doubler un paquet de monde dans son sillage.

Pour être honnête je ne sais pas si c'est une course à faire.
Par contre je pense que le trail du viaduc qui fait le dernier tronçon du parcours est à faire impérativement parceque là on retrouve tout concentré en 18 km.

Au final j'aurai mis 10h12 en passant 7 min au 1er ravito, puis 30min au 2é et 3é (peut être plus) pour repartir à chaque fois groupé avec gilles et philippe puis gilles.
Peut être que j'aurai pu passer 2 fois moins de temps au ravito, mais peut être que j'aurai fini plus mal

Un grand merci à Emeric pour m'avoir accompagné tout le long du parcours, à christéle (ma soeur toujours présente qui n'a pas eu besoin de m'engueuler), à florence (malade comme un chien) qui ne nous a pas laché, à Alain qui connaît le 1er tronçon comme sa poche et qui a permis à tout le monde de nous suivre de prêt et Daniel qui lui connait parfaitement les 2 derniers tronçons.
Un grand bravo à Gilles qui a découvert l'univers du trail par la grande porte et des encouragemments à Philippe qui a baché à la fin du 2éme tronçon (trop de travail, trop de stress, trop de trop...)
Par ben34
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Mercredi 3 septembre 2008
Par quoi commencer?
La joie, l'emotion, la souffrance?
Et si je commençais par le début.
Nous sommes donc vendredi 29 août 1h30 avant le départ. Nous sommes dejà tout proche de la ligne de départ et avec Christéle (ma soeur), Stéphanie Mathias et Juliette (ma femme et mes enfants ) nous attendons sagement l'heure. On boit nos boissons d'attente, on mange nos barres et nos bananes parceque en fait on a mangé super tôt puisque nous logeons aux Contamines dans la ferme de mes parents et qu'il s'écoulera 6 heures entre notre repas et le départ.
Cette attente se fera dans le calme au pieds de l'église de Cham et face au bureau des guides. Les trailers arrivent au fur et à mesure, mais une chose est sur, 1 heure avant tout le monde est là. Français, suisse , allemand, c'est la tour de Babel dans une ambiance bon enfant.
1 heure avant c'est aussi le moment ou sophie et bibi nous rejoignent pour faire avec christéle et stéphanie notre assistance durant tout ce WE.
On est tous content de se retrouver prêt à tout pour aller ensemble jusqu'au bout.
18h c'est le briefing, la tension monte et on s'attroupe tous dans le sas de départ. J'ai découvert ce que ressente les sardines dans leur boîte!!!!
Nous retrouvons a ce moment christophe et raoul du club des rives du tarn (qui font aussi la course) qui nous font une surprise en nous offrant de magnifique Buff vert fluo avec nos noms et logos des 2 clubs, c'est la touche final à notre tenue.
Puis la fameuse musique du générique de Christophe Colomb et c'est parti, enfin pas de suite parceque 2300 coureurs ça met du temps à s'ebranler. Traversé de Cham, dernier petit bisoux aux enfants en passant devant eux et en route pour la grande aventure.
Le chemin jusqu'aux Houches est une longue procession. C'est pas là qu'on risque de se cramer (heureusement).
Ca rigole de partout, ca s'arréte pour le petit pissou, mais attention aux coup de batons!!!
Le ravito des Houches se passe sans encombre et trés rapidement pour attaquer la montée au col de Voze et à la charme. Heureusement, là encore, que la route est large sinon bonjour les bouchons que l'on aura tout de même à la Charme avec perte de temps d'une dizaine de min pour pointer et finalement ne pas pointer.
La nuit commence à tomber, il est temps de rejoindre Saint gervais par de belles descentes en sous bois et de mettre par la même occasion les frontales. Toujours à la queue leuleu on evite les chutes et on evite de se cramer les quadri.
L'arrivée sur Saint ger est fantastique, une ambiance de fou avec plein d'enfants, du monde qui applaudie, quel bonheur. Tout va bien, on a 10 min d'avance sur notre timing et on est vraiment tranquille. 1ere soupe au ravito, coca et maxim et ça repart pour les contas ou on va retrouver notre assistance fétiche et les enfants qui m'auront attendu jusque là.
Ce chemin se fait sans probléme, quelques coup de cul mais on arrive chez nous, ces chemins on les connait par coeur. Par contre autour de nous il y a les 1er malade, je n'ai jamais vu ça sur aucun autre trail. Pas encore 30 km et il y en a dejà dans le dur.
Arrivée aux conta, c'est le soulagement chez notre assistance car nous n'avons était pointé ni à la charme ni à Saint ger. Changement de tenue pour des manches longues, du thé chaud dans mon camel, de la soupe, coca maxim et du gateau energétique que je m'étais preparé le matin.
Aux conta, Olivier le dernier de la bande d'assistance nous à rejoint. Le groupe est au complet et on est tous content. De les voir tous c'est que du bonheur, les enfants m'ont attendu et ils sont ravis de voir leur papa.
Aprés 15 min de pause on repart. La prochaine fois qu'on les verra ce sera dans 9h à Courmayeur.
On part en trottinant pour tenir le timing. Connaissant parfaitement le chemin on gére notre montée à la Balme puis au Col du Bonhomme sans probléme. Le ravito de la Balme est super, avec plein de monde malgré le fait qu'il faille marcher 1h pour y arriver. Grand feu, musique et pour moi.... soupe, coca, Maxim... la routine quoi.
La monté au col du Bonhomme va nous agacer à cause des bouchons incessant dans lesquels on perdra plus de 10 min. Philippe est à la limite de me lâcher à cause de ses dépassements incessant. Les changements de rythme ne sont pas ma tasse de thé.
Au final, j'arrive à le recoller aprés le col. Refuge du Bonhomme, nuit noir et juste un pointage puis on bascule sur les chapieux. 3 semaines avant lors de notre reco on avait constaté que cette descente de nuit pouvait être dangereuse. Finalement tout se passe bien pour arriver au Chapieux. A partir de là nous serons definitivement hors timing. Ce qui n'est pas grave en soi, surtout pour moi qui espére juste arriver.
50 km et toujours la forme. Nous ne souffrons pas de sommeil et reattaquons la partie la plus soulante de ce tour. 4 km de montée sur goudron pour rejoindre la ville des glaciers. Heureusement suivi par le col de la Seigne et 1er indice concernant nos formes respective. Ca passe pour nous 2 mais Philippe trouve que je suis monté un peu vite.
La redescente sur le refuge Elisabetha est un régal avec les premices du levé de soleil. La bascule sur le ravito du lac combal nous surprend car ce n'est pas le chemin que nous avions reconnu et il carrément cassant avec plein de cailloux qui roulent sous les pieds, puis c'est le ravito avec un coup de pompe pour nous 2. Nous prenons donc du temps sur ce ravito ( 20 min je crois), nous prenons froid aussi et decidons donc de repartir vite fait avant d'être malade.
100m de parcouru, le tel de Philippe sonne. Notre assistance nous fait la surprise de nous attendre 300m plus loin.
Les revoirs nous rechauffe un bon coup, on discute, on rigole et le moral regonflé a 100% on repart pour l'aréte du Mont favre, Maison vieille et Courmayeur. Ce morceau se fera sans probléme avec même une descente trés rapide sur Courmayeur (30mmin soit 5 min de mieux que lors de notre reco). Une chose à noter quand même toute cette partie a été faite avec le levé du soleil. C'était extraordinaire.
77km Courmayeur et le doute s'installe dans ma tête. Impossible de manger correctement. Je n'ai pas faim et le spectre de l'ultra de l'aubrac refait surface, d'autant plus que derriére c'est la montée à Bertone. Lors de la reco je l'ai passé à plus de 900m/h sans probléme, mais là j'ai dejà 77km dans les jambes et en plus il commence à faire chaud.
Bibi nous masse, les filles nous aide à nous changer et Olivier nous fait manger. J'adore, chacun à trouvé sa place dans cette super équipe que je ne remercierai jamais assez. C'est presque aussi bien huilé que dans une écurie de Formule 1. Pourvu que les moteurs tiennent!?!
On repart bien 50 min plus tard Philippe ayant mangé et moi ayant grignoté. Je me met à l'aspi de Philippe en esperant ne pas sauter dans cette foutue montée. Finalement comme d'hab depuis le début de cette course on prend notre rythme de vieux montagnard tout en régularité. Au début tout le monde nous double puis plus personne nous double, puis au final on redouble tout le monde. Bilan à Bertone j'ai repris du poils de la bête et Philippe va bien.
Mais là sur ce ravito voilà ti pas qu'i se mettent à nous restreindre le coca, l'eau et le Maxim. Y sont fous ces Italiens.
Et la soupe c'est sans les pates!!! bilan vive les barres et les gels que l'on a pris heureusement en quantité suffisante.
Bertone Bonatti la température monte sur ce balcon ou l'on a la vue la plus extraordinaire de ce tour. C'est le chemin sur lequel j'ai volé pendant la reco en pouvant courir tout le long et j'ai a nouveau de bonne sensations.
Cette partie se passe donc super bien. A Bonatti c'est le ravito ou Philippe prend sa premiére alerte. Coup de pompe, coup de chaud ? rien empêche qu'il ne repart pas. Il est scotché. Que faire? Connaissant le bonhomme et son amour propre je lui dit que j'y vais et que je l'attendrai sur le chemin.
Du coup je fais 30m et il est debout, 50m et il a mis son sac 75m et il est reparti. Tout le long du parcours jusqu'à Arnuva je me retournerai pour le voir.
Mais un autre sujet me préoccupe, même si la machine tourne bien, des douleurs inquiétantes apparaissent. Mon tibia et mon genoux se rappelent à mes bons souvenirs.
C'est décidé à Arnuva je vais au poste de secours et j'attendrai Philippe.
1 anti inflammatoire et 1 coup de froid plus tard, Philippe arrive. On se ravitaille consciencieusement avec .... soupe, coca et maxim plus de succulent gateaux craquant à souhait.
La montée au grand col ferret risque d'être terrible par cette chaleur. Ma casquette mouillée me protégera bien et me permettra d'arriver au sommet sans encombre.
99km et c'est toujours la patate. Philippe va mieux mais maintenant il souffre d'irritations entre les jambes.
On descendra jusqu'à La Fouly tranquillement. Nous sommes accueillis par notre équipe avec le sourire, mais Philippe va à nouveau moins bien. Tout le monde s'affaire autour de lui, le réchauffe, le masse, l'engueule...
Il faut le bouger pour qu'il reparte. Cette course c'est à 2 qu'on la terminera!!!
La route jusqu'à Champex nous permettra de nous requinquer et d'attaquer la 2éme nuit (la plus terrible soi disant).Arrivé à Champex sous la grande tente je me prends limite un malaise à cause de la chaleur qu'il y régne.
C'est un véritable choc thermique par rapport à dehors. Il y a un monde fou.
Je profite de cet arrét pour me faire poser un strapping pour le tibia et les kinés insistent pour me masser. Je ne voulais pas puis finalement ça m'aura fait du bien.
Philippe va mieux mais il a le "cul qui brûle" et les jambes bien dure.
Il reste 44 kms à faire. A partir de là, je sais que j'irai au bout et que Philippe aussi. On connait le parcours. Seul Bovine me fait peur. Le reste c'est de la rigolade.
Bibi nous a concocté un petit mélange pour rester éveillé.
La montée de Bovine à pour moi tenue toute ses promesses. Nous nous sommes partagés le travail avec Philippe. 30min j'ai mené et 30min ça a été son tour.1h pour accéder à l'alpage de nuit avec ces foutus rochers et ce balisage à 3 métre du sol, je considére ça comme une perf.
On s'est ensuite laisser glisser jusqu'à la Forclaz. Bibi et Olivier sont remontés nous rejoindre et nous ont vu débouler plus vite que prévu.
Au col petit souci pour moi. Un lacet de mes chaussures péte. Vous savez les XT Wings c'est les chaussures au lacet inchangeable puisque incassable soi disant (depuis juin j'en ai pété 3)!
Heureusement que j'en ai une autre paire dans la voiture qui nous attendait au col, sinon je ne sais pas comment j'aurai fini.
Nous continuons la descente tout les 4 jusqu'à Trient. Ce doit être 1h du Mat. Le village est super calme ainsi que le ravito. La lassitude se fait sentir. En plus je ne connais pas la suite du parcours. Je sais que c'est raide mais régulier donc ça doit passer. Effectivement c'est raide, et le fait de ne pas connaitre le chemin m'agace un peu genre c'est quand qu'on arrive!!! En plus Philippe me fait c'est pas loin, dans 2 virages...
Au final Catogne c'est  4 virages plus loin, puis un long balcon montant puis une redescente puis le 1er Catogne puis le 2eme Catogne qui est le bon. En clair c'est long.
La redescente sur Vallorcine se passe sans souci pour moi. Philippe a de plus en plus de mal à marcher à cause de ses irritations. Comme quoi pas la peine de porter de super marque pour aller bien!?!
Au ravito changement de slip pour les 2 avec badigeonnage de Bepantene pour les echauffements. C'est 5h du mat je crois et il fait bon on se  ravitaille en dehors de la tente mais sous un parasol chauffant. 1 cafe, 1 thé, de la soupe, du coca et maxim plus quelques cacahuétes, noix de cajou.
km 148.7 on est sur d'arriver au bout. La tête au vent ne sera qu'une formalité. Il manque juste le soleil et donc le magnifique paysage. Par contre on a vue les chamois à 2 métres de nous et ça c'est un vrai bonheur.
Christophe des Rives du Tarn nous a rejoins à Vallorcine on va finir ensemble. Il a fait une super course, sans assistance avec 2 superbes strap aux genoux posé à Champex.
Arrivée à la Flégére des ailes poussent à Philippe et il décide de se faire la descente en courant soit 6 km bien raid. Je tiendrai 1/2 heure puis mes doigts de pieds et ma tendinite au tibia me rappelent à l'ordre. Fin de la descente en marchant. On aura quand même repris dans la 1ere portion une bonne vingtaine de courreurs.

Puis c'est le final dans Chamonix ou la foule vous applaudie, vous encourage et vos améne à courrir. Toutes les douleurs disparaissent, toute la fatigue s'envole. C'est incroyable de vivre ça.
A 300m de l'arrivée je récupére femme et enfants qui franchiront la ligne avec moi. C'est le bonheur total. Un rêve qui devient réalité. Philippe, Christéle, Stéphanie, Bibi ont la larme à l'oeil.
C'est beau, c'est magnifique, ça fait 8 mois que j'attends ça!!!
J'y suis arrivé. 40h de gestion, 40h de bonheur, 40h d'osmose avec ce qui m'entoure. A aucun moment je n'ai souffert, a trés peu de moment j'ai été fatigué.
Je pense que j'ai vécu un WE unique que je ne pourrai peut être jamais reproduire, mais qu'est ce que ce fut bon.

Pour les photos vous pouvez voir cette adresse link

Par ben34
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Dimanche 6 juillet 2008
Dimanche 6 Juillet, je suis content, je viens de renouer avec des courses un peu plus rapide type Trail des Sangliers.
Bilan 3h41min pour 37km et 1200 m D+ .
La course est partie de l'Esperou, station de ski bien connue de l'Aigoual. Parcours vallonné, tout en sous bois ou du moins à 80%. Un beau mélange de single, sentier forestier et chemins bien large.
Tout le monde a pu se régaler et profiter de ses points forts car il y avait de tout.
En fait, ce trail est trés roulant et permet donc d'aller assez vite. (je pensai au départ mettre 4h10 et au final je met 30 min de moins).
Le record du parcours a été battu de 12 min.
La température était idéale pour faire un truc et les orages annoncés nous ont laissé tranquille.

Voilà donc une bonne journée qui se termine.
Plus que 6 semaines d'entrainements avant l'objectif ultime.


Par ben34
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Lundi 23 juin 2008
Bon ben c'est parti.
Nous sommes donc parti samedi aprés midi pour Nasbinals, superbe petit village situé dans le t... du c.. du monde, au fin fond de la Lozére sous un magnifique soleil (29°C à notre arrivée) et sous le regard de milliers de vaches de race Aubrac. Arrivé sur les coup de 18h premiére préocupation, se trouver un coin ou dormir (finalement on a bien choisi) puis direction le retrait des dossards, un petit bonjour à David Laget qui tenait le stand Adidas puis retour au campement pour tout installer.


















Le temps de sortir tout le matériel et c'est le repos du guerrier.


















La nuit fut plutôt courte car c'etait un peu la fête de la musique et surtout la population a été multipliée par 10 durant ce WE de course.

Réveil 2h30 et finalement on est frais et de bonne humeur, prêt à partir se faire mal avec 11H45 comme objectif pour moi et Philippe table plutôt sur 11h15. On est tellement à l'heure qu'on a le temps de replier la tente et de tout ranger. Heureusement car je crois qu'on aurai pas eu le courage en rentrant.
















Sur la ligne de départ tout le monde est quand même un peu fatigué et fini sa nuit.
















Puis à 4h c'est le départ sur le son de ERA et le théme Christophe colomb pour ceux qui ont vu le film et une Haie d'honneur aux feux de Bengale. La procession de lampe frontale rappelle la Saintélyon et nous fait penser à de petite lucioles dans la nuit.
































A partir de là il n'y a plus de photos de la course parceque sortir, rentrer, .... l'appareil photo à chaque fois ça prend du temps.
Vous me direz c'est peut-être ce qui m'aurai permis de terminer.
Eh oui, ma pomme a craqué au 54 éme km suite à de grosse douleurs dorsale (nouveau sac et 1ere course avec) et surtout le fait que je ne pouvais plus rien avaler.
Mais avant tout ça il y a eu un super parcours.
D'abord courrir dans la nuit sous la pleine lune et un ciel étoilé c'est absolument magique, ensuite la variété du terrain est exceptionnelle. Des champs, des forêts de grosses descentes bien raide, de grosses montées bien raide, des traversées de torrents, des passages dans des tunnels innondés pour éviter les routes.
Enfin bref un ensemble d'éléments qui font de cette course une "balade unique".
Avec Philippe nous sommes partis vraiment tranquille en marchant dans chaque côtes et en courant pépére sur le plat. 1er ravitaillement au 18eme, une chose déjà aurait du m'alerter, c'est que les 5min que j'avais planifié pour les ravitaillements était trop courte pour moi ou plutôt que je n'étais pas organisé pour mettre que 5 min, donc ravitaillement un peu loupé sans prendre le temps de terminer un gel et de boire correctement.
Dés le départ de ce ravitaillement un belle côte que j'ai eu envie de monter vite, j'ai donc pris la tête avec Philippe qui me suivait tranquillement.(Peut étre 2eme erreure). Puis tout ce passe sereinement jusqu'au 2eme ravito ou là encore même si on est resté un peu plus longtemps ce ne fut pas assez pour moi. Pas assez mangé de salé surtout et surement beaucoup trop bu.
On repart avec l'ascension d'une des pistes de ski de la station de Brameloup et on ne rigole pas parceque ça grimpe bien puis la sans doute la 3éme erreure pour moi qui a du m'être fatale suivre le train de Philippe dans un sous bois relativement plat, le long d'un torrent pendant une vingtaine de minutes ou en arrivant au bout la seule chose que j'ai trouvé à lui dire c'est: "On aurai pas un peu accélerer sans doute?" et lui de me répondre "peut être bien que oui!!"
C'est à partir de ce moment que ma course bascule avec une côte ou les traceurs plein d'humour mettent des petits commentaires à la peinture sur les rochers durant les passages les plus abrupt, du genre "souriez", "passez vite", "bravo" ... plein de choses qui m'ont beaucoup fait rire durant l'ascension, mais qui voulait dire une chose, c'est que si j'ai eu le temps de les voir et d'en rire, c'est que je montais vraiment lentement. Puis ce mal au dos qui commençait à m'obséder, puis ces ravitaillements en haut des côtes que Philippe faisait en courant et que moi je n'arrivais à faire qu'à moitié car je ne sais pas courrir et manger ou boire, puis ce début d'écoeurement à l'idée de manger ou prendre les gels, puis.....
En bref plein de petits trucs dans la tête qui au fur et à mesure te bouffe le bonhomme. Le coup qui devient douloureux, le souffle court avec le dos qui se contract et ma vitesse ascensionnelle qui ne cesse de décroitre pour finir au pied du ravito du 54 a monter à environ 200m heure (un marcheur normal monte à 300).
Arrivé à ce ravito absolument pas faim, pas soif ou du moins soif d'eau, mais mon ventre en est déjà rempli à ras bord.
Et une chose dans ma tête, le parcours à suivre se présente sous la forme d'une côte de 10km et 700m D+ (Philippe mettra 2h20 pour la sortir). Comment faire pour la passer sans avoir mangé et sans pouvoir boire???
Philippe m'améne du fromage et de l'eau, mais rien à faire. Je suis un peu perdu.
"la navette pour ceux qui abandonne va partir"
Voilà ce qui me sort de ma torpeur et me décide. J'abandonne!

Je n'ai pu avaler quelque chose que 2h30 plus tard aprés ma douche.
Aujourd'hui j'ai le dos en compote et des courbatures dans les jambes que je n'ai plus eu depuis mon premier marathon en 2000.
Que m'est il arrivé et pourquoi, tant de difficulté aujourd'hui?
Voilà les questions auxquelles il va falloir que je réponde.
D'abord beaucoup d'erreures durant la course c'est sur, mauvais entrainement sans doute.
Par contre une chose de positive c'est que les descentes que j'avais beaucoup de mal à passer son passé justement comme une lettre à la poste.
Pour les entrainements il faut que je fasse maintenant du dénivelé au rythme UTMB avec mon sac.
Pour la fin du parcours je laisserai Philippe faire son CR, mais je pense que ça a été dure au vue des photos qui suivent.























Par ben34
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Lundi 23 juin 2008
Ne vous impatientez pas, le CR sera fait dans la journée, le temps que je m'en remette.
Juste pour vous mettre l'eau à la bouche, j'ai prie une grosse cartouche et philippe peu éclairer paris à lui tout seul.
Par ben34
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Dimanche 1 juin 2008
C'est en ce beau dimanche de printemps que nous sommes partis sous la pluie pour affronter le Mont Aigoual dont je vous ai parlé dans l'article précedent.
7h départ de Lavérune sous la pluie pour 1h10 de route avec beaucoup de doutes sur le déroulement de la course car en cas d'orage elle sera annulée.
En arrivant toujours la pluie, pour l'échauffement toujours la pluie et pour le départ à 9h30....... toujours la pluie.
Dans ces conditions on part léger avec short et T-shirt manche longue, de toutes les façons je suis déjà mouillé.
Biensur Philippe se met devant sur la ligne de départ, chaud comme la braise prêt à partir à bloc pour éviter les bouchons dés que commencera l'ascension. Moi, je reste en retrait, trop peur de me cramer au départ, je me dis que les bonnes habitudes prises depuis le début de l'année sur mes courses (partir tranquille) ne doivent pas se perdre.
Dans l'histoire Fred s'est enfin décidé à nous accompagner.

Et PANNNNNNNNN, c'est parti, 2 boucles dans le village pour étirer le peloton (2km) puis on attaque la longue ascension et devinez, sous la pluie......
Les 2km que je voulais faire tranquille en fait je les fait en 4'15/km, Philippe lui est parti en 4' avec les meilleurs.
Bien lui en a pris parceque 300m aprés le début de l'ascension on attaque un long single track qui va durer 2 km, 2 km à marcher et à patienter, à attendre le moindre élargissement pour pouvoir passer, 2 km sous la pluie bien sur qui elle nous accompagnera jusqu'au bout. En arrivant la haut je ressemblerai plus à une serpillére non essorée qu'autre chose.
En arrivant au 4eme km la voie se libére un peu et je peu enfin accélere, mais mon retard sur Philippe est irratrapable. Tant pis, je vais faire ma course à mon rythme, m'amusant à accélerer quand le chemin devient roulant, ralentissant dans les portions vraiment raides et glissante (tiend, un bon point pour les XT WING, elles ont une super adhérence sur sol ultra glissant !!!), pateaugeant dans les flaques géantes.
Tout ça à mon rythme jusqu'au sommet d'ailleurs ou les derniers 300m m'ont paru une éternité parceque dans le brouillard je ne savais vraiment plus où j'étais.
En plus en arrivant au sommet il n'y avait pas de ligne d'arrivée donc on s'est tous les 3 demandés si on avait bien franchi la ligne ou non.

Bilan Philippe 1h27 et 55s/ Benoit 1h33 et 15s/ Fred 1h45 (place 69/99/150)

Juste pour info le 1er met 1h01 et le dernier 2h33


Par ben34
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