Lundi 23 juin 2008
Bon ben c'est parti.
Nous sommes donc parti samedi aprés midi pour Nasbinals, superbe petit village situé dans le t... du c.. du monde, au fin fond de la Lozére sous un magnifique soleil (29°C à notre arrivée) et sous le regard de milliers de vaches de race Aubrac. Arrivé sur les coup de 18h premiére préocupation, se trouver un coin ou dormir (finalement on a bien choisi) puis direction le retrait des dossards, un petit bonjour à David Laget qui tenait le stand Adidas puis retour au campement pour tout installer.
Le temps de sortir tout le matériel et c'est le repos du guerrier.
La nuit fut plutôt courte car c'etait un peu la fête de la musique et surtout la population a été multipliée par 10 durant ce WE de course.
Réveil 2h30 et finalement on est frais et de bonne humeur, prêt à partir se faire mal avec 11H45 comme objectif pour moi et Philippe table plutôt sur 11h15. On est tellement à l'heure qu'on a le temps de replier la tente et de tout ranger. Heureusement car je crois qu'on aurai pas eu le courage en rentrant.
Sur la ligne de départ tout le monde est quand même un peu fatigué et fini sa nuit.
Puis à 4h c'est le départ sur le son de ERA et le théme Christophe colomb pour ceux qui ont vu le film et une Haie d'honneur aux feux de Bengale. La procession de lampe frontale rappelle la Saintélyon et nous fait penser à de petite lucioles dans la nuit.
A partir de là il n'y a plus de photos de la course parceque sortir, rentrer, .... l'appareil photo à chaque fois ça prend du temps.
Vous me direz c'est peut-être ce qui m'aurai permis de terminer.
Eh oui, ma pomme a craqué au 54 éme km suite à de grosse douleurs dorsale (nouveau sac et 1ere course avec) et surtout le fait que je ne pouvais plus rien avaler.
Mais avant tout ça il y a eu un super parcours.
D'abord courrir dans la nuit sous la pleine lune et un ciel étoilé c'est absolument magique, ensuite la variété du terrain est exceptionnelle. Des champs, des forêts de grosses descentes bien raide, de grosses montées bien raide, des traversées de torrents, des passages dans des tunnels innondés pour éviter les routes.
Enfin bref un ensemble d'éléments qui font de cette course une "balade unique".
Avec Philippe nous sommes partis vraiment tranquille en marchant dans chaque côtes et en courant pépére sur le plat. 1er ravitaillement au 18eme, une chose déjà aurait du m'alerter, c'est que les 5min que j'avais planifié pour les ravitaillements était trop courte pour moi ou plutôt que je n'étais pas organisé pour mettre que 5 min, donc ravitaillement un peu loupé sans prendre le temps de terminer un gel et de boire correctement.
Dés le départ de ce ravitaillement un belle côte que j'ai eu envie de monter vite, j'ai donc pris la tête avec Philippe qui me suivait tranquillement.(Peut étre 2eme erreure). Puis tout ce passe sereinement jusqu'au 2eme ravito ou là encore même si on est resté un peu plus longtemps ce ne fut pas assez pour moi. Pas assez mangé de salé surtout et surement beaucoup trop bu.
On repart avec l'ascension d'une des pistes de ski de la station de Brameloup et on ne rigole pas parceque ça grimpe bien puis la sans doute la 3éme erreure pour moi qui a du m'être fatale suivre le train de Philippe dans un sous bois relativement plat, le long d'un torrent pendant une vingtaine de minutes ou en arrivant au bout la seule chose que j'ai trouvé à lui dire c'est: "On aurai pas un peu accélerer sans doute?" et lui de me répondre "peut être bien que oui!!"
C'est à partir de ce moment que ma course bascule avec une côte ou les traceurs plein d'humour mettent des petits commentaires à la peinture sur les rochers durant les passages les plus abrupt, du genre "souriez", "passez vite", "bravo" ... plein de choses qui m'ont beaucoup fait rire durant l'ascension, mais qui voulait dire une chose, c'est que si j'ai eu le temps de les voir et d'en rire, c'est que je montais vraiment lentement. Puis ce mal au dos qui commençait à m'obséder, puis ces ravitaillements en haut des côtes que Philippe faisait en courant et que moi je n'arrivais à faire qu'à moitié car je ne sais pas courrir et manger ou boire, puis ce début d'écoeurement à l'idée de manger ou prendre les gels, puis.....
En bref plein de petits trucs dans la tête qui au fur et à mesure te bouffe le bonhomme. Le coup qui devient douloureux, le souffle court avec le dos qui se contract et ma vitesse ascensionnelle qui ne cesse de décroitre pour finir au pied du ravito du 54 a monter à environ 200m heure (un marcheur normal monte à 300).
Arrivé à ce ravito absolument pas faim, pas soif ou du moins soif d'eau, mais mon ventre en est déjà rempli à ras bord.
Et une chose dans ma tête, le parcours à suivre se présente sous la forme d'une côte de 10km et 700m D+ (Philippe mettra 2h20 pour la sortir). Comment faire pour la passer sans avoir mangé et sans pouvoir boire???
Philippe m'améne du fromage et de l'eau, mais rien à faire. Je suis un peu perdu.
"la navette pour ceux qui abandonne va partir"
Voilà ce qui me sort de ma torpeur et me décide. J'abandonne!
Je n'ai pu avaler quelque chose que 2h30 plus tard aprés ma douche.
Aujourd'hui j'ai le dos en compote et des courbatures dans les jambes que je n'ai plus eu depuis mon premier marathon en 2000.
Que m'est il arrivé et pourquoi, tant de difficulté aujourd'hui?
Voilà les questions auxquelles il va falloir que je réponde.
D'abord beaucoup d'erreures durant la course c'est sur, mauvais entrainement sans doute.
Par contre une chose de positive c'est que les descentes que j'avais beaucoup de mal à passer son passé justement comme une lettre à la poste.
Pour les entrainements il faut que je fasse maintenant du dénivelé au rythme UTMB avec mon sac.
Pour la fin du parcours je laisserai Philippe faire son CR, mais je pense que ça a été dure au vue des photos qui suivent.
Nous sommes donc parti samedi aprés midi pour Nasbinals, superbe petit village situé dans le t... du c.. du monde, au fin fond de la Lozére sous un magnifique soleil (29°C à notre arrivée) et sous le regard de milliers de vaches de race Aubrac. Arrivé sur les coup de 18h premiére préocupation, se trouver un coin ou dormir (finalement on a bien choisi) puis direction le retrait des dossards, un petit bonjour à David Laget qui tenait le stand Adidas puis retour au campement pour tout installer.
Le temps de sortir tout le matériel et c'est le repos du guerrier.
La nuit fut plutôt courte car c'etait un peu la fête de la musique et surtout la population a été multipliée par 10 durant ce WE de course.
Réveil 2h30 et finalement on est frais et de bonne humeur, prêt à partir se faire mal avec 11H45 comme objectif pour moi et Philippe table plutôt sur 11h15. On est tellement à l'heure qu'on a le temps de replier la tente et de tout ranger. Heureusement car je crois qu'on aurai pas eu le courage en rentrant.
Sur la ligne de départ tout le monde est quand même un peu fatigué et fini sa nuit.
Puis à 4h c'est le départ sur le son de ERA et le théme Christophe colomb pour ceux qui ont vu le film et une Haie d'honneur aux feux de Bengale. La procession de lampe frontale rappelle la Saintélyon et nous fait penser à de petite lucioles dans la nuit.
A partir de là il n'y a plus de photos de la course parceque sortir, rentrer, .... l'appareil photo à chaque fois ça prend du temps.
Vous me direz c'est peut-être ce qui m'aurai permis de terminer.
Eh oui, ma pomme a craqué au 54 éme km suite à de grosse douleurs dorsale (nouveau sac et 1ere course avec) et surtout le fait que je ne pouvais plus rien avaler.
Mais avant tout ça il y a eu un super parcours.
D'abord courrir dans la nuit sous la pleine lune et un ciel étoilé c'est absolument magique, ensuite la variété du terrain est exceptionnelle. Des champs, des forêts de grosses descentes bien raide, de grosses montées bien raide, des traversées de torrents, des passages dans des tunnels innondés pour éviter les routes.
Enfin bref un ensemble d'éléments qui font de cette course une "balade unique".
Avec Philippe nous sommes partis vraiment tranquille en marchant dans chaque côtes et en courant pépére sur le plat. 1er ravitaillement au 18eme, une chose déjà aurait du m'alerter, c'est que les 5min que j'avais planifié pour les ravitaillements était trop courte pour moi ou plutôt que je n'étais pas organisé pour mettre que 5 min, donc ravitaillement un peu loupé sans prendre le temps de terminer un gel et de boire correctement.
Dés le départ de ce ravitaillement un belle côte que j'ai eu envie de monter vite, j'ai donc pris la tête avec Philippe qui me suivait tranquillement.(Peut étre 2eme erreure). Puis tout ce passe sereinement jusqu'au 2eme ravito ou là encore même si on est resté un peu plus longtemps ce ne fut pas assez pour moi. Pas assez mangé de salé surtout et surement beaucoup trop bu.
On repart avec l'ascension d'une des pistes de ski de la station de Brameloup et on ne rigole pas parceque ça grimpe bien puis la sans doute la 3éme erreure pour moi qui a du m'être fatale suivre le train de Philippe dans un sous bois relativement plat, le long d'un torrent pendant une vingtaine de minutes ou en arrivant au bout la seule chose que j'ai trouvé à lui dire c'est: "On aurai pas un peu accélerer sans doute?" et lui de me répondre "peut être bien que oui!!"
C'est à partir de ce moment que ma course bascule avec une côte ou les traceurs plein d'humour mettent des petits commentaires à la peinture sur les rochers durant les passages les plus abrupt, du genre "souriez", "passez vite", "bravo" ... plein de choses qui m'ont beaucoup fait rire durant l'ascension, mais qui voulait dire une chose, c'est que si j'ai eu le temps de les voir et d'en rire, c'est que je montais vraiment lentement. Puis ce mal au dos qui commençait à m'obséder, puis ces ravitaillements en haut des côtes que Philippe faisait en courant et que moi je n'arrivais à faire qu'à moitié car je ne sais pas courrir et manger ou boire, puis ce début d'écoeurement à l'idée de manger ou prendre les gels, puis.....
En bref plein de petits trucs dans la tête qui au fur et à mesure te bouffe le bonhomme. Le coup qui devient douloureux, le souffle court avec le dos qui se contract et ma vitesse ascensionnelle qui ne cesse de décroitre pour finir au pied du ravito du 54 a monter à environ 200m heure (un marcheur normal monte à 300).
Arrivé à ce ravito absolument pas faim, pas soif ou du moins soif d'eau, mais mon ventre en est déjà rempli à ras bord.
Et une chose dans ma tête, le parcours à suivre se présente sous la forme d'une côte de 10km et 700m D+ (Philippe mettra 2h20 pour la sortir). Comment faire pour la passer sans avoir mangé et sans pouvoir boire???
Philippe m'améne du fromage et de l'eau, mais rien à faire. Je suis un peu perdu.
"la navette pour ceux qui abandonne va partir"
Voilà ce qui me sort de ma torpeur et me décide. J'abandonne!
Je n'ai pu avaler quelque chose que 2h30 plus tard aprés ma douche.
Aujourd'hui j'ai le dos en compote et des courbatures dans les jambes que je n'ai plus eu depuis mon premier marathon en 2000.
Que m'est il arrivé et pourquoi, tant de difficulté aujourd'hui?
Voilà les questions auxquelles il va falloir que je réponde.
D'abord beaucoup d'erreures durant la course c'est sur, mauvais entrainement sans doute.
Par contre une chose de positive c'est que les descentes que j'avais beaucoup de mal à passer son passé justement comme une lettre à la poste.
Pour les entrainements il faut que je fasse maintenant du dénivelé au rythme UTMB avec mon sac.
Pour la fin du parcours je laisserai Philippe faire son CR, mais je pense que ça a été dure au vue des photos qui suivent.
Par ben34
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Publié dans : Compte rendu de courses
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